U.N. ou Renaissance d`une Utopie de Gilles Ikrelef Commander le texte publié aux éditions l'Harmattan : - le 12 février 2009 au Palais des Congrès de Saint-Raphaël (Var) en matinée et en soirée écriture et mise en scène Gilles Ikrelef avec : Charlotte Hamer, Jean-Francois Bony, Franck Vidalosa, Gilles Ikrelef décors de Cary
Trois personnes se réfugient dans une ambassade bombardée, dans un pays en guerre, de nos jours, quelque part dans le monde. Trois sensibilités distinctes, face à leur propre réalité, leurs fantômes, face à leurs certitudes et leurs contradictions. Rachel, journaliste internationale, Nasser, attaché culturel de l’ambassade, Franck, médecin humanitaire. Tous trois forcés de vivre ensemble, leurs différences, leurs antagonismes, leur communion, Plusieurs semaines, dans des conditions de survies exceptionnelles: “Si nous voulons survivre, nous n’avons plus le choix… Nous devons nous aimer !”… Intervient alors un quatrième personnage… Un soldat… Il porte un casque bleu et pourtant aucune intervention de l’O.N.U. n’a été déclenchée. Il a un langage étrange et lui-même ne comprend pas ce qu’il fait là ! L’histoire pourrait être très simple, axer autour de ces quatre personnages se renvoyant à leurs responsabilités dans un monde où tout est dicté par les intérêts de marcher, de pouvoir et de nouvel ordre mondial, sans cesse redistribué. C’est alors qu’un bébé est déposé sur les marches de l’ambassade et soudainement, tout bascule… Allons… Ne nous inquiétons pas… Ils ne sont simplement, comme le dit Nasser :”que, des êtres en dérive, fatigués de toute cette haine, perdus loin de chez eux, dans un conflit qui ne les regarde pas et qui n’intéresse… Personne !”… Mais que fait l’O.N.U. ? "l’ONU c’est la dernière marche avant l’enfer… mais elle permet d’éviter l’enfer" Jean- Marie Guehenno, Sg adjoint de l’ONU au maintien de la paix (ancien Conseiller culturel de l’Ambassade à NY ) |
Le dernier jour d`un Condamné de Victor Hugo
les 17-18-19 Octobre 2008 - Théâtre Antibéa - Antibes
Adaptation et mise en scène Gilles Ikrelef
Travail chorégraphique de Anne Boyer avec : Isis Eymery, Jean-Francois Bony, Franck Vidalosa Cela fait vingt ans que son père a été exécuté ! Mais «Elle» la petite Marie qu’est-elle devenue ? Elle avait trois ans quand elle le vit pour la dernière fois… Cela fait vingt ans que, suite à cette exécution, « Sa grand-mère est morte, sa mère aussi… À moins qu’elle ne soit devenue folle … », comme nous le laisse entendre Victor Hugo, mais «Elle»… La petite Marie… Qu’est-elle devenue ? «Peut-être aurais-je encore le temps d’écrire quelques pages pour elle, afin qu’elle les lise un jour, et qu’elle pleure dans vingt ans pour aujourd’hui… Oui, il faut qu’elle sache par moi mon histoire…» Nous dit le condamné par l’intermédiaire de la plume de Victor Hugo. À plusieurs reprise, celui-ci, en livrant ses dernières pensées, revient et s’inquiète du devenir de son enfant. Il m’a semblé intéressant de faire découvrir cette œuvre magistrale, par la création du personnage de Marie vingt ans plus tard. Victor Hugo nous donne pour cela plusieurs pistes d’extrapolation, j’en ai choisie une… Le spectacle commence, Marie revient face à ce moment douloureux de son existence. Elle a aujourd’hui vingt-trois ans et pour seul héritage une malle dont elle porte la clé autour de son cou depuis toujours. C’est le moment qu’elle a enfin choisi pour régler ses comptes avec son passé, son enfance perturbée, sa rébellion envers la société, son père, qui pour elle l’a abandonnée… Dans la malle, plusieurs objets, dont le manuscrit de ses derniers instants… |